The Pretty Wild - zero.point.genesis
The Pretty Wild a sorti son tout premier album zero.point.genesis vendredi 21 novembre via Sumerian Records. Ce groupe consiste en un duo de soeurs, Jyl et Jules Wylde, originaire de Las Vegas. Les deux musiciennes font leurs armes dès leur adolescence sur les scènes de la ville dans les paysages du Rock et de la Country alternative. Elles racontent :
« Nous avons déménagé à Las Vegas peu après le décès de notre mère, emportée par un cancer très agressif. Étant encore adolescentes à l’époque, cela nous a poussées à nous consacrer à la musique à plein temps, car la vie est si courte. C’est à Las Vegas que nous avons commencé à jouer en live soir après soir, et nous nous sommes concentrées sur notre travail pour donner le meilleur de nous-mêmes. »
The Pretty Wild monte rapidement, au point de voir le duo à l’affiche de festivals tels que Life is Beautiful, Route 91 Harvest, et même de partager la scène avec Halsey, Kelsea Ballerini, ou encore Metro Station. Flash forward à 2025 : The Pretty Wild présente une série de singles dans un style bien différent de ce qu’on lui connaît : une collab’ avec Magnolia Park sur l’excellent ‘AFTERLIFE’, puis suivent ‘PARADOX’, ‘OMENS’, ou encore ‘living ded’ pour ne citer qu’eux. Bien trop de singles ont été présentés avant la sortie de l’album, ce qui gâche en partie la découverte de l’oeuvre intégrale, mais c’est un avis personnel.
« Two opposite halves fit together perfectly » - ‘living ded’, The Pretty Wild
Si je devais décrire l’album zero.point.genesis de The Pretty Wild, ce serait “efficacité”. Les refrains sont entêtants (celui de ‘living ded’ vit dans mon crâne sans payer de loyer), ‘PARADOX’ est une très bonne ouverture d’album, et que dire de cette collab’ avec Magnolia Park sur ‘AFTERLIFE’ avec ses choeurs exceptionnels ? Avec ce premier album, le duo Wylde fait souffler un vent frais sur la vague Metalcore, sur-représentée par des hommes, qui sont eux à bout de souffle (Architects, c’est ciblé). Le côté théâtral, largement illustré dans les clips, est aisément amené dans la musique. On se figure de belles images et des courts-métrages à presque chaque titre. La vision de Jyl et Jules Wylde est maîtrisée et surprenamment aboutie pour un premier disque ! Mais loin de là l’idée de délaisser la musique pour la mise en scène : The Pretty Wild sait comment équilibrer les deux. De même, le chant passe en un éclair du scream, qui n’a rien à envier à Poppy ou Courtney LaPlante, à une voix éthérée.
« I was all yours for the taking » - ‘persephone’, The Pretty Wild
Sur cet album, on passe d’une énergie froide à une chaleur enveloppante sans aucune once de frustration. Les influences sont centrées autour du Metalcore, mais The Pretty Wild va jusqu’à piocher dans le nu-gaze sur ‘hALf aLiVE’. Avec ‘persephone’, le groupe clôture son oeuvre avec une sublime intensité qui flirte avec le R&B dans son beat et le chant sur le refrain. Oui, zero.point.genesis contient beaucoup d’influences inhérentes au Metalcore, qui se diversifie difficilement, mais The Pretty Wild est pertinent tout au long des onze titres, sans se disperser même un peu. Le groupe délivre ici un album cohérent, homogène et d’une belle justesse.
The Pretty Wild
zero.point.genesis
Origine : Las Vegas, USA
Date de sortie : 21.11.2025
Label : Sumerian Records
Genre.s / sous-genre.s : Metalcore
Écouter zero.point.genesis
