Interview : TSS (The Sunday Sadness)

Les français de TSS (anciennement The Sunday Sadness) ont construit leur réputation sur la scène Metal mondiale grâce à leur mélange innovant d’emo, de metalcore, de rock alternatif et de synthwave. Ils ont récemment ajouté des éléments de néo-Metal à ce mélange sonore. Le groupe a été fondé en 2016 par Kirby, qui cherchait à combiner ses racines emo et metalcore dans un nouveau son frais. Il a rapidement consolidé le lineup de TSS avec John à la guitare et au chant et Hugo à la batterie.

TSS sortira son nouvel album END OF TIME le 27 juin via Fearless Records.

Aujourd’hui, le groupe nous parle de ses récents singles et autres étapes qui le mènent aujourd’hui à un moment pivot de sa carrière. Interview.

« Le français fait désormais partie de notre identité et de ce qui nous différencie un peu des autres groupes du genre. » - TSS

Tout d’abord, félicitations pour votre arrivée au sein du catalogue de Fearless Records !

Ma première question sera bateau et je m’en excuse, mais j’ai besoin de savoir : pourquoi avoir choisi de vous rebaptiser TSS et non plus The Sunday Sadness ?

Avant de signer chez Fearless, nous avions signé avec un label français et nous avions orienté notre com’ pour un public français. On ne chantait plus en anglais à cette époque alors nous n’avons gardé que l’acronyme pour avoir un nom plus facile à prononcer pour un public français sans en perdre le sens.

Depuis votre signature sur le label, vous avez sorti quelques singles : « Would you be my therapy », « Fantasize »,« KILLING ME » et « DEAD! » avec le groupe CVLTE.
De la même manière que les artworks semblent être connectés entre eux, y a-t-il une seule et même histoire racontée à travers ces titres ?

Les histoires ne sont pas liées entre elles mais il y a un thème commun. L’album qui arrive, END OF TIME, est centré autour de la perte d’un proche. Les chansons abordent ce thème sous différents angles. La mort pour certaines, la rupture pour d’autres. Ça parle d’amour mais aussi de famille ou d’amitié.

D’ailleurs, pourriez-vous me parler des idées derrière ces artworks qui semblent inspirés de l’univers Matrix des années 2000 ?

Depuis notre retour dans le Metal, nous avons comme inspiration (entre autres) le Nu-Metal de la fin des années 90, début 2000. Nous essayons de faire évoluer ce style à notre manière et à notre échelle et ça passe aussi par l’esthétique. Tu as cité Matrix, nous avions aussi des films comme The Ring ou encore Saw (pour le clip de « Killing Me »).

« L’inspiration nous vient un peu de façon aléatoire. » - TSS

Si je ne fais pas d’erreurs, l’album REGRETS (2022) contient exclusivement des chansons écrites en français.
En tant que jeune groupe français, comment vivez-vous ce retour vers l’anglais ? (même si le titre « DEAD! » contient quelques lignes en français, ce qui rend un ensemble vraiment original je trouve, bravo pour ça !)

Comme tu l’as dit, c’est un retour vers l’anglais car nous avons commencé par du 100% anglais. Lorsque nous avons quitté le label français – avec lequel nous avons sorti REGRETS – et que nous avons repris le Metal, il nous semblait naturel de réintégrer de l’anglais dans les paroles. Nous avons décidé à ce moment-là que nous ne voulions plus nous limiter à la France et que la langue anglaise semblait le choix le plus naturel phonétiquement pour ce genre de style. On garde le français dans nos paroles et on y tient. On pense que ça fait désormais partie de notre identité et de ce qui nous différencie un peu des autres groupes du genre.

Quels ont été les plus gros challenges rencontrés dans cette nouvelle étape ?

Cela ne représentait pas particulièrement un challenge de réintégrer de l’anglais dans nos chansons. On écoute depuis toujours en majorité des artistes anglophones donc cela reste une écriture très naturelle pour nous.

Vous avez attiré l’attention du label PlayTwo il y a quelques années, qui vous a ensuite accompagné, en collab avec Warner Music et TF1, dans la création de l’album REGRETS.
Pourriez-vous me parler de ces rencontres et des étapes qui ont entouré ce projet ?

On a été approché par le label à la suite de la sortie de notre single « Damn, I Hate It ». Suite à quoi on a travaillé sur l’écriture de l’album REGRETS pendant deux ans. La collaboration faisait sens puisqu’on était orienté très pop dans le son, avec une volonté d’écrire des lyrics en français, et notre équipe nous laissait arborer des styles très Goths dans la DA globale, et nous poussait même dans ce sens. En plus, on a eu la chance de promouvoir l’album en direct sur TF1 à une heure de grosse audience, ce qui nous a permis de réunir pas mal de monde.

« On ne peut en rien prévoir ce qui va plaire alors ça sert à rien de suivre une recette en pensant bien faire. » - TSS

TSS est un groupe qui aime mélanger les styles au point de faire tomber les limites entre les genres, et je trouve ça dingue car ça fonctionne à chaque fois ! Avez-vous des idées pour pousser votre créativité encore plus loin ?

Alors déjà, merci beaucoup ! L’inspiration nous vient un peu de façon aléatoire. Il s’agit très souvent d’une chanson (ou d’une esthétique) sur laquelle on flash et on se dit : « Ok il faut qu’on retranscrive ce sentiment ! » Et ça peut venir de n’importe où : des animes, des films, des jeux vidéos…

Y a-t-il des choses, au-delà de la musique, que vous souhaiteriez créer / concrétiser ?

C’est un classique, mais peut-être une marque de vêtements ou d’accessoires. On est passionné par la mode et avoir nos propres pièces, jouer avec les textures, les matières et les formes, c’est quelque chose qui nous plairait pas mal je pense. Sortir des pièces uniques.

Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ?

Pour ma part (John), je suis dans une période Ambient. J’ai été emporté par la trend Hopecore avec des artistes comme Flawed Mangoes, des trucs plus mélancoliques avec du Jacal notamment.

De mon côté (Matthieu), beaucoup de musique japonaise notamment Dir En Grey, D’espairsRay, the GazettE. Je suis complètement fan de la musicalité du chant clair et de la bestialité des screams.

Hugo : J’écoute en boucle le dernier single de Sleep Token et le dernier album de The Weeknd, mes artistes préférés du moment !

Avec quels artistes vous aimeriez travailler un jour ?

John : Oliver Sykes de Bring Me The Horizon semble être le match parfait. Il lead la scène et l’innovation dans le Metal depuis des années et on se retrouve beaucoup dans sa vision.

Pour moi (Matt), le rêve absolu serait avec Chris Motionless ou Gerard Way.

Hugo : Ce serait sûrement Sam Carter ou Chase Atlantic.

« Le temps fait le tri ! » - TSS

Depuis vos débuts, quelles sont les leçons les plus importantes que vous tirez de votre carrière ?

John : Je pense qu’on a tous un peu notre réponse, mais voilà les miennes. On ne peut en rien prévoir ce qui va plaire alors ça sert à rien de suivre une recette en pensant bien faire. Faut faire de la musique qui résonne avec soi-même. Sur une note un peu plus pessimiste, ne jamais croire qui que ce soit ou quoi que ce soit tant que c’est pas acté. Beaucoup de gens dans le milieu ont pour business de vendre du rêve, et beaucoup de projets tombent à l’eau. Garder la tête froide et avancer.

Matt : Je valide très fort la leçon citée par John, ne jamais se laisser emporter par des promesses. C’est important de choisir les bonnes personnes avec qui collaborer, mais il faut toujours rester en mouvement, ne pas attendre que les steps se passent tous seuls. Une autre leçon pour moi est qu’il faut bien garder en tête que faire avancer un projet musical est avant tout d’écrire des bonnes chansons. Le reste est secondaire.

Hugo : Je rejoins Matt sur le fait qu’écrire des bonnes chansons est le point principal. Ensuite, il faut bien s’entourer et être extrêmement patient. Le temps fait le tri ! Il n’y a pas de méthode miracle, chaque groupe a son parcours et faut se faire confiance.

What’s next?

On prépare la sortie de notre premier album chez Fearless RecordsEND OF TIME – pour le milieu d’année, et on commence aussi les vraies tournées. On espère tourner aux US en fin d’année alors on y travaille corps et âme !

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TSS (The Sunday Sadness)

Origine : France

Genre.s / sous-genre.s : Dark Pop / Emo / Metalcore